Rives, la mémoire du papier, Histoire d'une papeterie dauphinoise

 

Carole DARNAULT

Editeur : PUG. Collection : Histoire Industrielle
287 pages. 2000
Prix : 34 euros

 

Résumé :
Vivre dans un monde où la loi du marché génère de plus en plus l'instable et l'éphémère ne doit pas faire oublier qu'on y côtoie aussi des permanences étonnantes, que certaines entreprises humaines ont traversé les siècles contre vents et marées.

Ainsi, on fabrique du papier à Rives, près de Grenoble, depuis 1573. Du modeste moulin construit alors sur le Réaumont, on sait peu de choses. Après un siècle et demi de fonctionnement assez ordinaire, le passage des Montgolfier, qui apportent les premières innovations, marque une étape importante. Cependant, c'est par les Blanchet et les Kléber, associés en 1820, qu'est donnée l'impulsion décisive.

La prospérité est assurée grâce à la production de spécialités comme le papier photographique, pour lequel la papeterie s'impose mondialement : jusqu'au début du XXe siècle, BFK (Blanchet frères et Kléber) est signe d'une qualité irremplaçable. Six cents ouvriers assurent alors au fond de la vallée la fabrication du précieux papier.

Comme ailleurs, la Grande Guerre marque un tournant ; perturbations économiques, rupture de l'association Blanchet-Kléber, Seconde Guerre mondiale, plongent l'entreprise dans une phase de transition qui ne s'achève qu'avec son entrée dans le groupe Arjomari en 1956.

Soutenue par l'euphorie des Trente Glorieuses, la papeterie, profondément restructurée, connaît alors une seconde jeunesse, assez peu affectée ensuite par les chocs pétroliers. En l'an 2000, plus dynamique que jamais, elle relève le défi de la mondialisation au sein du groupe Arjo-Wiggins.

Ce livre tente donc de dévoiler les secrets d'une telle pérennité